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Dans notre Région

Adaptation aux changements climatiques au Nouveau-Brunswick

Les collectivités du Canada atlantique, qu’il s’agisse de grandes villes ou de petits centres ruraux, vont ressentir les effets d’un climat qui change. En effet, les scientifiques prédisent que la configuration de nos températures et de nos précipitations va changer, que nos collectivités vont subir des événements météorologiques plus fréquents et plus extrêmes, que nos collectivités côtières vont être touchées par l’élévation du niveau de la mer et que nos collectivités agricoles vont devoir s’adapter au changement des saisons de croissance. Les ponts, les routes et les voies ferrées risquent d’être submergés par la hausse du niveau de la mer ou d’être détruits par des tempêtes plus fréquentes. L’érosion côtière entraînera la perte de terrains et la nécessité de déménager ou d’abandonner des infrastructures et des bâtiments coûteux. Les événements météorologiques plus fréquents et plus graves, tels que les tempêtes de verglas, de pluie et de vent, pourraient causer des pannes de courant et perturber les services municipaux. Des secteurs économiques entiers, comme l’agriculture, la pêche et la foresterie, pourraient être durement touchés par les changements climatiques.

Les politiques adoptées dans le domaine des changements climatiques, de la préservation et de la protection de l’environnement sont généralement divisées en stratégies d’atténuation ou d’adaptation. L’atténuation vise à réduire ou à réorienter les activités humaines qui contribuent aux changements climatiques, tandis que l’adaptation cherche à améliorer notre capacité à absorber l’impact des changements climatiques. Selon Stehr & von Storch (2005, 537), les mesures d’atténuation prises en réponse aux changements climatiques représentent essentiellement des activités visant à protéger la nature de la société alors que les mesures d’adaptation constituent des façons de protéger la société de la nature. Toutefois, les deux approches sont mutuellement complémentaires et n’ont pas à être diamétralement opposées : on ne prendra pas de mesures d’atténuation assez rapidement pour éviter de nombreux impacts, de sorte que des mesures d’adaptation seront nécessaires. Par ailleurs, les mesures d’adaptation ne pourront pallier bon nombre des impacts associés à des changements climatiques substantiels, de sorte que des mesures d’atténuation seront également nécessaires (Wilbanks & Sathaye 2007, 958). Il faut donc une combinaison de stratégies d’atténuation et d’adaptation pour ralentir le rythme des changements climatiques et renforcer notre capacité de nous adapter aux changements qui sont déjà en cours. 

Pour s’adapter aux changements climatiques, le Nouveau-Brunswick peut, par exemple :
(liste non exhaustive)

    • Encourager l’efficacité énergétique dans les secteurs résidentiel, commercial, de la fabrication et de la grosse industrie – une moins grande dépendance à l’égard des combustibles fossiles aidera la province à devenir plus résiliente face à la volatilité mondiale des prix des combustibles, qui ne fera que s’accroître au cours des décennies à venir. Les plus fortes réductions des émissions de GES se situent dans l’amélioration de l’efficacité énergétique, ce qui aidera à stabiliser les concentrations atmosphériques de CO2, à améliorer notre sécurité énergétique et à réduire les coûts de l’énergie refilés directement et indirectement aux Canadiens.
    • Diversifier l’économie des collectivités qui dépendent d’une industrie primaire unique (comme la foresterie et la pêche).
    • Incorporer la vulnérabilité aux changements climatiques dans l’aménagement des transports, du peuplement et des autres utilisations des terres.
    • Introduire les changements climatiques – en particulier la vulnérabilité à l’élévation du niveau de la mer, aux ondes de tempête, à l’action accrue des vagues en hiver et aux inondations hivernales dues à la variation des glaces – dans la planification du cycle de vie des infrastructures par les collectivités, y compris l’entretien et l’amélioration des digues, des égouts et des réseaux d’alimentation en eau, des systèmes de planification des mesures d’urgence, des routes côtières, du zonage des plaines inondables et des biens-fonds.
    • Protéger les approvisionnements en eau potable superficielle et souterraine.
    • Incorporer les impacts des changements climatiques dans l’irrigation et la gestion de l’humidité des sols dans les régions agricoles aux prises avec un manque d’eau.
    • Améliorer la surveillance des régimes de ravageurs ou de maladies, nouveaux et changeants, dans les secteurs agricoles et forestiers, et les mesures d’adaptation prises.
    • Tenir compte des menaces éventuelles aux ressources forestières dans la sylviculture, la récolte et d’autres activités d’aménagement des forêts.
    • Sauvegarder les terres humides côtières importantes contre l’érosion côtière et améliorer la protection des côtes.
    • Mettre au point de nouvelles techniques pour prévoir l’abondance des stocks d’espèces commerciales existantes et nouvelles.
    • Gérer les réseaux d’eau douce qui sont vulnérables à l’invasion d’espèces d’eau chaude. 
    • Renforcer le système d’avertissement météorologique pour les tempêtes côtières et la prévision des ondes de tempête et des risques d’inondation.